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CRAPET de roche
Amplolites rupestris (Rafinesque), 1817 - Centrarchidés


DESCRIPTION
Le corps est élevé et comprimé latéralement. La tête est grosse, haute et étroite, recouverte presque entièrement d'écailles. L'œil est grand, souvent de couleur rouge orangé. La bouche est terminale légèrement oblique, la mâchoire inférieure est légèrement plus longue que la supérieure. La nageoire dorsale est double mais largement réunie. Les nageoires pelviennes sont situées à l'aplomb des nageoires pectorales. Les écailles, de type cténoïdes, sont souvent bordées de ponctuations noires qui peuvent former de 8 à 10 bandes horizontales dans la partie inférieure du corps qui est d'une couleur vert olive.
Taille : Elle peut atteindre 30 cm. Poids : 0,5 kgs
BIOLOGIE
Dans son pays d'origine, la fraie a lieu au printemps lorsque la température de l'eau atteint 15°C à 20°C. La ponte a lieu dans un nid, farouchement défendu par le mâle. Le nombre d'ovules varie avec la taille de la femelle (de 3000 à 11000), les oeufs sont adhésifs, et l'éclosion a lieu au bout de 3 à 4 jours. Le régime alimentaire est essentiellement constitué d'insectes aquatiques, d'écrevisses et de poissons. Le cannibalisme peut exister à certaines périodes.
ORIGINE ET DISTRIBUTION
Comme tous les centrarchidés, le crapet de roche est originaire du continent nord américain. Il a fait l'objet de 1904 à 1910 d' introductions successives dans la Saône (Quincy, 1907 ; Gensoul, 1908, 1910a). Ce dernier le considère comme acclimaté et signale des pêches fréquentes dans la Crosne de Marnay (affluent de la Saône). Moins fécond que la perche-soleil, il est cependant en extension, celle ci étant favorisée par des transferts vers le bassin de la Loire (Sornin et Arconce) (Gensoul, 19 lOb).
A peu près à la même époque, Dode (1914), élevait des crapets dans un étang près de Lapalisse (Allier). En 1932, Paris, le considère comme disparu de la Saône.
Longtemps oubliée (elle n'est pas citée par Spillmann (1961)) ou confondue localement avec le black-bass à petite bouche, cette espèce n'a été redécouverte que récemment (Allardi, 1978, 1980).
Elle est actuellement signalée dans la Loire au niveau de Digoin et de Decize.